Tristesse

Un autre extrait du passage au 6B, lors de La fête du gros Paris. Avec Barko Takfarinas, Youmer O’hammou.

Tout n’est pas carré !

Petit extrait d’un passage au 6B, avec Barko Takfarinas, Youmer O’hammou. Sur un texte, qui est écrit autour d’une salle, refuge, partagée avec ces même personnes, et encore d’autres, pour s’exprimer sans tabous, et se détacher quelques moments du reste du monde.

Un métier à risque

Basané, vendeur de roses ou de bières, dans lieux touristique. Basané, cherche à nourrir une famille.
Avec Barko Takfarinas à la guitare, au Jardin d’Alice à Montreuil.

Prénoms

Texte extrait du roman Divorce à la musulmane à viale Marconi, d’Amara Lakhous. Vidéo réalisée avec quelques étudiants et personnels de l’ENSAPC, par Nadir Haddadou et Bocar Niang, dans le cadre du workshop YouTube/écriture à l’ENSAPC, animé par François Bon.

Le dilemme du métro

 

Document sonore : Texte, captation de son dans le métro, et montage par Nadir Haddadou
Lu et enregistré par Clémentine Nedelec

Première soirée de Arthure Rimbaud – Lu par Nadir Haddadou

Troisième lecture de la série : Lectures imparfaites

Poème : Première soirée de Arthure Rimbaud

Lecture : Nadir Haddadou

Musique : Circus Marcus

Texte :

 

Première soirée

– Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.

Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains.
Sur le plancher frissonnaient d’aise
Ses petits pieds si fins, si fins.

– Je regardai, couleur de cire,
Un petit rayon buissonnier
Papillonner dans son sourire
Et sur son sein, – mouche au rosier.

– Je baisai ses fines chevilles.
Elle eut un doux rire brutal
Qui s’égrenait en claires trilles,
Un joli rire de cristal.

Les petits pieds sous la chemise
Se sauvèrent :  » Veux-tu finir !  »
– La première audace permise,
Le rire feignait de punir !

– Pauvrets palpitants sous ma lèvre,
Je baisai doucement ses yeux :
– Elle jeta sa tête mièvre
En arrière :  » Oh ! c’est encor mieux !…

Monsieur, j’ai deux mots à te dire…  »
– Je lui jetai le reste au sein
Dans un baiser, qui la fit rire
D’un bon rire qui voulait bien…

– Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.

Arthure Rimbaud