La part des vagues

Errance en transe

Avec quelques mots je t’ai caché vive clarté,
de ma langue une pincée de vérité est prononcée,
dans mes profondeurs le reste s’est réfugié.

Ambiance sombre évanouit dans l’atmosphère ivre de ma réalité,
Vie absurde, futur sourd, destinée du flou mêle à l’infusion d’incertitude,
tous ensemble vers l’avant, le passé loin d’être ici et loin d’être oublié,

Les houles emporteront le temps, les mers m’emporteront,
peu importe la destinée, vive clarté tu t’es caché,
le goût du futur est composé, le passé est loin d’être ici,

La musique s’est enfouie, dans le sable elle s’est enterrée,
et le son de nos sentiments qui saignent nous assourdit.

Cavalier* deviendra « prince des rêves », ou sombrera dans son futur exilé ?
Est-il vrai que la distance sépare ? Est-ce « May et Gibran » une réalité ?

Nadir Haddadou, Fragments d’errances

« Vous me dites que vous avez peur de l’amour ; pourquoi cela, ma tendre amie ? Avez-vous peur de la lumière du soleil ? […] Avez-vous peur du jour naissant ? Avez-vous peur du retour du printemps ? […] N’ayez pas peur de l’amour, amie de mon cœur. Nous devrons nous soumettre à lui malgré ce qu’il peut nous apporter de souffrance, de désolation, de nostalgie, de perplexité et de confusion. »

Extrait d’une lettre de Khalil Gibran à May Ziadah,
Khalil Gibran, Lettres d’amour, Les Éditions La Part commune

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