L’affolement de l’essence

Le poète :
Je ne suis pas et je n’existe pas,
pourtant mes poumons travaillent bien.
La lumière pénètre mes yeux : je la vois,
et l’ambition abrite encore en moi.

qui suis-je si on me dénomme « mort », or je respire, je marche, je mange, je dors,
et j’entends même quand on m’appelle « le mort »,

Ont-ils tort ?

Ou suis-je concurremment vivant et mort ?

***
On a retrouvé la vie même dans une nature morte.
Elle a dit qu’elle soufflera toujours des bougies,
avec son mouvement figé, elle chantera en nous
la joie du passé et la scission du mort de son vivant.
***

Ô mon âme! respire comme un endroit sans pénible sensations, sans pollutions,
dis-toi que cette dichotomie n’est point capitale,
après dis-toi que c’est un mensonge tels qu’un poète sans versification, sans prose, et sans mots,
Et commence les interrogations.

L’âme :
J’existe ? si oui :
vais-je mourir un jour ?
Suis-je aussi un support tout en état âme ?
Ou peut-être, sans raison, je vague enter les deux.

Le poète :
Qu’est-ce la vie ? Qu’est-ce la mort ? Et qu’est-ce l’existence ?
Le mort est-il vivant aussi ? Le vivant n’est-il pas mort ?

Qu’est-ce qui détermine la vie ?

Mes illusions désillusionnent ma mémoire éperdue,
je divague de ne pas connaître la réalité,
je me dis qu’un être pourra vivre cent vies sans vie,
mort, il existera dans plusieurs vies,
il habitera plusieurs personnes,
ceux qui héritent sa philosophie.

Je m’en fous de mourir et d’exister.
J’emmerde la vie.

Nadir Haddadou, Fragments d’errances

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